Ho’oponopono : les 4 affirmations pour retrouver la paix intérieure

Blog
Publié le: 12-10-2026

Changer son expérience en transformant son regard

 

Dans la catégorie des pratiques simples, accessibles, gratuites mais aussi puissantes et transformatrices, je vous présente aujourd’hui Ho’oponopono. Ho’oponopono est une pratique hawaïenne de réconciliation et de transformation intérieure, aujourd’hui notamment connue à travers quatre affirmation : « Désolé. Pardon. Merci. Je t’aime. »

 

Ho’oponopono : origines et évolution d’une pratique hawaïenne


Comme souvent, il s’agit d’une redécouverte de traditions ancestrales, rendues compréhensibles, utilisables et transposables dans le quotidien et la culture qui sont les nôtres aujourd’hui., ceci grâce à quelques passeurs éclairés et inspirants.
Morrnah Siméona, la première : femme médecine d’Hawaï, elle a fait évoluer une tradition de réconciliation collective des communautés indigènes hawaïennes en pratique thérapeutique de groupe puis en pratique de pacification individuelle et autonome. D’une cérémonie de résolution des conflits impliquant l’ensemble des membres du groupe, elle a gardé l’essence dans une forme que chacun peut mettre en pratique seul, au quotidien, de manière très simple. Elle a popularisé et transmis la pratique actuelle de Ho’oponopono à l’international jusqu’à la fin de sa vie.
Le Dr Ihaleakala Len ensuite, formé par Morrnah Siméona, dont l’histoire a fait le tour du monde : C’était un psychiatre d’un hôpital de Hawaï. Confronté, à son arrivée dans l’établissement, à des malades très violents et des conditions de travail particulièrement difficiles pour l’ensemble du personnel, il opère une transformation sensible de l’atmosphère en quelques mois à peine après son arrivée. Et peu à peu, les cellules d’isolement se sont vidées, les traitements ont été allégés, car tous les patients avaient connu une nette amélioration de leur état.
Comment le Dr Len s’y prenait-il ? En vérité – et c’est le plus extraordinaire – il ne voyait jamais ses patients. Il s’enfermait dans son bureau, regardait les dossiers et pratiquait ho’oponopono. 

Ho’oponopono : quel lien entre notre monde intérieur et notre perception de la réalité ?
Ho’oponopono repose sur l’idée que ce dont on fait l’expérience dans la réalité extérieure est le reflet, la cristallisation pourrait-on dire, de ce qui est présent dans notre monde intérieur. Autrement dit, notre monde intérieur crée notre expérience de la réalité. Et tout simplement, pour changer d’expérience, il s’agit de changer son monde intérieur, c’est-à-dire de lever les filtres que nous projetons, inconsciemment la plupart du temps, sur le monde, ces filtres qui sont hérités de nos mémoires, de notre culture, de nos croyances… comme autant de miroirs déformants.
L’image proposée par le Dr Luc Bodin dans l’ouvrage qu’il a coécrit avec Maria-Elisa Hurtado-Graciet au sujet de Ho’oponopono (disponible aux éditions Jouvence) est la suivante : un matin au réveil, vous percevez une tâche sur la joue de votre conjoint, puis de vos enfants ; quand vous arrivez au travail, vous voyez la même tâche sur les joues de vos collègues. Aucun d’eux ne parvient à la nettoyer de lui-même. L’expérience se poursuit jusqu’à ce qu’une personne vous fasse remarquer que la tâche se trouve également sur votre propre joue, mais celle-ci, vous parvenez à l’éliminer en nettoyant votre peau. Alors, elle disparaît en même temps du visage de tous ceux que vous avez croisé – entendu que vous ne la percevez plus.

 

Le principe de Ho’oponopono : transformer son regard sans tout analyser


Pour lever les filtres qui brouillent nos perceptions, la proposition de ho’oponopono est d’une simplicité désarmante : reconnaître que cette perception de la réalité est mienne, qu’elle résulte de pensées distordues dont je n’ai même pas conscience – la plupart étant stockées profondément dans mon inconscient, et demander – consciemment cette fois - à cette part en moi qui est tellement plus vaste, qui n’est pas conditionnée - que certains appellent l’âme, le Soi, la part divine… d’intercéder pour que ces pensées soient transformées.
Comme dans l’approche d’Access Consciousness, il n’y a pas besoin de savoir ce que sont ces pensées, ni d’analyser d’où elles sortent. Il y a juste à choisir un positionnement intérieur différent. C’est ce qui se passe avec le processus Access bars : je choisis de m’allonger sur la table et de recevoir la « mise à jour » de mon système, et les informations prêtes à être recyclées le seront dans les limites de ce que mon système permet.
Avec Ho’oponopono, il n’y a pas besoin d’aller voir un facilitateur, de prendre un rdv, d’y passer une heure. Il est possible de vivre le processus de manière autonome : à chaque fois que la réalité prend la tournure d’un épisode chaotique, stressant, déstabilisant… il suffit de reconnaître qu’il y a en soi des informations de chaos, de stress, de peurs etc. qui oriente la perception en ce sens. Et de donner à cet endroit une attention aimante, pleine de gratitude : c’est parce que la confrontation existe, parce la déstabilisation survient, qu’il est possible de reconnaître les filtres et de les transformer.

 

Comment pratiquer Ho’oponopono : les 4 affirmations et leur signification


Concrètement, Ho’oponopono tient en 4 affirmations : « Désolé. Pardon. Merci. Je t’aime. »
Quatre affirmations que tu peux expérimenter dès à présent par rapport à une situation problématique ou une difficulté à laquelle tu es confrontée en ce moment. Pour commencer, il s’agit de considérer que cette situation, cette difficulté, est simplement une image déformée que tu as créée, à travers certains filtres, et que tu peux maintenant décider de lever ces filtres et de transformer ta perception.
•    Désolé : je reconnais ce qui se joue en moi.
•    Pardon : j’accueillir mes propres filtres sans me condamner.
•    Merci : je reconnais l’opportunité de changer de regard.
•    Je t'aime : je garde mon cœur ouvert et en gratitude.

« Désolé, pardon » : je ne savais pas que je projetais ce filtre déformant sur le monde ; désolé d’avoir perçu cette situation (ces tensions, ces difficultés, ces expériences éprouvantes, cette dysharmonie, ce problème…) de cette manière, pardon d’avoir cru à ces mirages.
Cela peut se faire en douceur, sans pression, en comprenant que je ne suis pas ces filtres et ces limitations, que je n’ai pas à t’améliorer ni à exiger de moi un quelconque effort. Je peux m’aimer et m’alléger de ce qui n’est pas moi.
Et dans ce pardon, je vois le pardon inversé que j’ai découvert grâce à Meena Goll : non pas « je te pardonne ce que tu m’as fait et dont j’ai souffert » mais plutôt : « je te demande pardon d’avoir utilisé ce que tu m’as fait pour justifier ma souffrance ».
A cet endroit, il n’y a pas de culpabilité : personne n’est coupable. Chacun est en chemin d’apprentissage et avance avec les moyens disponibles dans l’instant.

Et puis « Merci et Je t’aime » : merci de progresser, de voir, d’avoir la possibilité de transformer. Merci à la part de moi qui met en lumière – l’inconscient blessé ; merci à celle qui choisit la voie ho’oponopono – le cerveau cognitif ; merci à celle qui intercède pour que la transformation opère – mon âme, mon ange… ; et merci à la vie, le divin, la conscience (ou quel que soit le nom qu’on lui donne) qui transmute. 
A partir de là, il est possible de laisser l’amour déborder de son cœur, d’aimer la situation problématique, de s’aimer moi en chemin, d’aimer la vie et l’expérience qu’elle donne à traverser, le chemin qu’elle propose de marcher.
Et il n’y a rien d’autre à faire que d’être en confiance et de se laisser surprendre par la forme que la transformation prendra, par la manière dont elle se manifestera. Rien d’autre à faire que de se laisser toucher par l’inspiration, l’intuition, les synchronicités qui peuvent maintenant arriver jusqu’à soi.

 

Ho’oponopono : cultiver la paix intérieure pour mieux habiter le monde


Ho’oponopono, c’est une manière de se changer soi qui transforme le monde qui, selon moi, résonne avec la célèbre phrase de Gandhi : « Sois le changement que tu veux voir dans le monde ». 


En premier lieu, Ho’oponopono permet de transformer son propre monde, c’est-à-dire l’expérience que nous faisons de la réalité, d’y établir plus de paix et de l’habiter plus harmonieusement, sans que cela devienne une injonction de plus, un « il faut ! » impératif qui ajoute un peu plus de poids à un quotidien déjà sous pression. Sans non plus en faire une quête sans fin de la meilleure version de soi-même, qui revient à ne pas s’accepter vraiment tel qu’on est maintenant, à exiger toujours plus de soi, à cultiver insatisfaction et frustration, et finalement, à continuer à lutter contre soi-même.


Ho’oponopono constitue une voie de douceur et d’amour envers soi pour amener du changement, sans rien forcer. C’est un chemin de la confiance à grandir, du cœur à ouvrir, une posture à cultiver. Pour intérieure qu’elle soit, cette mobilisation demande de la constance, de la patience… et encore de la confiance ! Ho’oponopono implique un véritable art de l’attention, un indéfectible engagement à désherber son jardin intérieur. De ce point de vue, c’est complètement naturopathique et holistique.


Mais comme l’histoire du Dr Len nous le montre, cette transformation intérieure opère à l’extérieur. De manière plus ou moins manifeste, la résonnance intérieur-extérieur est à l’œuvre, à toutes les échelles. Je l’ai explicité plus spécifiquement dans l’article sur la médecine des fréquences : l’extérieur nous affecte mais nous pouvons aussi affecter l’extérieur, les autres, et plus largement le vivant (des interactions avec les règnes végétal et animal ont clairement été observées et objectivées). Et cela passe, essentiellement, par le rayonnement de notre cœur.


Ho’oponopono est une merveilleuse proposition pour faire sa part de colibri et accompagner la mutation en cours aujourd’hui, nécessaire autant qu’urgente, dans le monde.

 

Retrouve l'épisode de podcast consacré à Ho'oponopono, avec un pratique guidée pour en faire l'expérience.


Tous les accompagnements que je propose rejoignent cette finalité : prendre soin de soi pour prendre soin du monde. Quelle que soit la porte d’entrée – le corps, les émotions, les relations, la pensée… – l’intention est la même : accéder à plus de vie, plus de paix, plus d’épanouissement, en soi et pour le monde.

Blog

Articles similaires